Si l’on considère que le dénombrement de la population de loups est exact, il y a, en France, 921 sujets recensés. Compte tenu du taux de reproduction de l’espèce (-/+ 20%), le quota de destruction accordé devrait donc effacer la totalité de la reproduction de l’année, et stabiliser les effectifs. Cependant, on constate que le prédateur gagne du terrain partout en France, et qu’il n’y a plus de région où il ne soit pas présent. « Même avec 19% de prélèvement, la population lupine est toujours dans une dynamique de croissance » ont fait savoir les éleveurs à Pascal Mailhos, le préfet de la région Auvergne Rhône-Alpes, coordonnateur du plan national d’action sur le loup et les activités d’élevage. Il précise par ailleurs que : « Si le seuil de 17% (156 loups), sur les 19% de l’effectif moyen est atteint avant la fin de l’année civile, seuls pourront être mis en œuvre, jusqu’à la fin de l’année 2023, les tirs de défense renforcée et les tirs de prélèvements dans les zones difficilement protégeables ». Alors que de plus en plus de pays européens dérogent à la Convention de Berne (Norvège, Roumanie, Pologne, Suisse…), et affichent la volonté de ne pas se laisser déborder par ce prédateur, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen a déclaré : « qu’il fallait revoir le statut du loup en Europe » après que son poney de 30 ans soit mort, tué par un loup, dans sa propriété de Beinhorn, près de Hanovre, en Allemagne.