Dans la nuit de dimanche à lundi, à la surprise générale, La Conférence internationale sur la biodiversité (COP15) a débouché sur un accord jugé ambitieux. La présidence chinoise avait posé un premier projet de texte le matin, puis un second le soir, sur lequel les négociateurs ont été priés de se prononcer sans rouvrir tous les points de débat. Approuvé par les 195 pays réunis, plus l'Union européenne, le seul bémol est venu de la République démocratique du Congo, qui a notifié son refus, en pleine séance plénière. Après plusieurs minutes de pause, le ministre chinois est revenu à la tribune et a fait adopter, en une poignée de secondes, l'ensemble des textes soumis au vote. Les signataires se sont donc engagés à protéger 30 % de la planète d'ici 2030, puis les états se sont accordés pour atteindre les 20 milliards de dollars de crédits par an jusqu'en 2024, puis 30 milliards par an pour les années 2025/2030, dédiés à la protection et à la restauration de la biodiversité. Sur l’un des points soumis par la France, le texte de l’accord mentionne la réduction de moitié de l'usage des pesticides, mais définis non pas par leur quantité, mais par l'évaluation du risque qu'ils présentent. Quant aux peuples autochtones, excellents défenseurs de la nature sur leurs territoires, ils se voient confier des moyens de lutte contre la perte de biodiversité. « Les élans, les tortues de mer, les perroquets, les rhinocéros, les fougères rares font partie du million d'espèces dont les perspectives d'avenir seront considérablement améliorées par cet accord » a déclaré le représentant de l'ONG Campaign for nature.