Alors que, jusqu’à présent, seul le massif du Bargy focalisait l’attention sur l’épizootie de brucellose, on vient d’apprendre que, le 18 juin dernier, un cadavre de bouquetin femelle a été retrouvé dans le massif des Aravis, et les analyses ont confirmé la positivité de la maladie. Bien que sous surveillance à cause de sa proximité avec le centre de l'épizootie, la chaine des Aravis, située dans les Préalpes, à cheval entre la Haute-Savoie (versant ouest) et la Savoie (versant est), devient lui aussi zone d’inquiétude pour les éleveurs des deux départements. Conséquences immédiates de cette découverte, les préfectures des deux Savoie ont décidé de renforcer la surveillance des troupeaux qui sont en estive actuellement. Plusieurs mesures entrent en vigueur dès à présent :

- contrôle sanitaire : au retour d’estive, à l’occasion de ventes d’animaux, et au printemps sur les cheptels qui ont estivés l’été précédent,

- retrait de tout ce qui peut attirer les bouquetins (pierre à sels, complément d’aliment en continu),

- distribution d’aliment en milieu de pâture et à distance des clôtures,

- vigilance accrue sur les zones de pâturage précoce en période de mise bas des femelles de bouquetins,

- adaptation de la conduite des troupeaux par le gardiennage et/ou des chiens de troupeaux.

De leur côté, l'ONF a décidé de renforcer la surveillance de la population de bouquetins des Aravis pour détecter d'éventuels signes cliniques sur les animaux et l’ANSES (agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation) est chargée d'évaluer le risque d'exposition à la brucellose des troupeaux. Des analyses complémentaires sont en cours sur le cadavre du bouquetin pour savoir si la souche de brucellose des Aravis est la même que celle du Bargy.