Les mesures annoncées hier pour sécuriser la chasse, et tout le monde s’en doute, ne changera rien à ce qui existe déjà… Reprenons donc ces trois points :

- 1 : l’alcool à la chasse : c’est un faux problème soulevé par nos adversaires, d’autant plus que tous les chasseurs, aujourd’hui, utilisent un véhicule pour rejoindre le lieu de rendez-vous, et qu’à ce titre, ils sont soumis à la réglementation routière. Ce sujet, cheval de bataille des écolos, ne sert qu’à masquer leur méconnaissance de la faune sauvage et de sa nécessaire régulation. S’ils avaient, n’en doutons pas, et c’est le côté rassurant de la pérennisation de la chasse, le moindre argument scientifique et éthologique sur la grande faune pour faire interdire purement et simplement la chasse, il y a longtemps qu’ils l’auraient exploité.

- 2 : la mise en service d’une application : encore une ligne de plus sur un cahier des charges déjà débordant. Les premiers touchés seront les présidents de sociétés ou directeurs de chasse, et malheur à celui qui aura omis de mettre à jour son plan de battue pour la journée. Si des randonneurs sincères pourront y trouver un peu de tranquillité d’esprit en évitant ainsi les zones chassées, les farfelus vont se régaler. Plus la peine de chercher, ils iront droit au but pour perturber une battue et semer la zizanie.

- 3 : ajouter un volet pratique à la formation décennale obligatoire… : cela n’empêchera jamais le conducteur d’une automobile, roulant sur l’autoroute, de prendre une balle dans le cou comme cela s’est produit il n’y a pas très longtemps. Peut-être vaudrait-il mieux apprendre aux chasseurs à ne pas tirer… quand les conditions de sécurité ne sont pas réunies. Et pour ça, les sénateurs sont passés complètement à côté du sujet… Soumettons donc aux responsables (politiques et cynégétiques) ce petit test à faire auprès d’un groupe de chasseurs « bien comme il faut », formés et éduqués aux dernières normes de sécurité. Annoncez « attention à la hou ! », et observez leur comportement. En une fraction de seconde, tout ce qui a été appris disparait, et vous n’aurez plus en face de vous que des prédateurs en quête de leur proie. A ce moment là, ils oublient tout : l’environnement, les tirs fichants, l’angle des 30°, et le reste… sauf quelquefois un ramasseur de champignons ou un promeneur qui passait par là… Il faudra bien qu’un jour prochain, on prenne en compte le facteur humain. Et ça, ce n’est plus du ressort des moniteurs de tirs, mais des psychologues…

Pour lire le communiqué de la FNC : c’est ICI