Pour l’Aspap, il n’y a pas de pas de doute, c’est bien l’ours qui a provoqué cette chute massive d’ovins. « Une fois encore nous ne pouvons que nous insurger et nous désoler en voyant que les décisions du tribunal administratif interdisant l’effarouchement vont à l’encontre des arrêtés pris par madame la préfète qui, elle, a bien pris conscience de la situationé » déplore Alain Servat, maire d’Ustou et président de la Fédération pastorale départementale, après le dérochement qui a tué 170 brebis sur l’estive couserananise de «Coumebière». Et d’enfoncer le clou : « Je le dis, je le répète, et tous les acteurs de l’agro-pastoralisme, de l’économie montagnarde le disent aussi : seuls les tirs d’effarouchement sont adaptés. Les mesures d’accompagnement prônées par des gens qui décident sans connaître la situation, sans avoir jamais mis un pied ici, sont totalement inefficaces. Il va falloir se décider à réguler l’ours car aujourd’hui 80 % des animaux présents dans les Pyrénées le sont dans le petit territoire qu’est le Couserans… ça ne peut plus durer… C’est l’Etat, par les décisions successives du tribunal administratif qui conduit à l’Etat de non droit ! Un comble, mais je redoute que cette politique favorable à l’ours, qui ne prend jamais en compte le massacre des brebis et le désarroi des éleveurs nous mène très loin, trop loin… on risque de déboucher sur une régulation qui ne sera pas légale mais qui, malheureusement, sera pour les propriétaires de troupeaux la seule solution pour lutter contre les déprédations. A l’Etat de prendre les décisions et les bonnes, le pastoralisme ne va pas faire le dos rond éternellement ! ».