Excédés par les prédations à répétition sur leurs troupeaux, des éleveurs d'Ariège se disent prêts à passer à l’action. Les attaques dues à l’ours se multiplient, enchainant les dégâts collatéraux, vision cauchemardesque insupportable pour les éleveurs. La dernière en date remonte à la nuit du 18 au 19 août dernier, les ours étant soupçonnés d’avoir poussé un lot de tarasconnaises dans le vide, sur l’estive du Bentaillou situé sur la commune de Sentein. Les grands prédateurs laissent derrière eux des brebis éventrées, d’autres désarticulées à la suite de dérochements. Bref, la coupe est pleine. Dans cette impossible cohabitation, à laquelle seuls les bobos croient encore, les organisations syndicales agricoles dénoncent le manque d'anticipation, l'impuissance des élus et le déni de l’état envers le pastoralisme, pilier de l'économie de montagne, reconnu d'utilité publique par sa contribution à la biodiversité. Pourtant, l’Etat donne l’impression de « trainer les pieds » en matière de restauration de la population d’ours dans les Pyrénées, occultant ce sujet sensible lors de la réunion organisée fin juin dernier avec les associations pro-ours. « Hâtons-nous lentement » semble être le mot d’ordre du nouveau ministre chargé de ce dossier sensible, qui, comme pour le loup, devra prendre des décisions…