Cette opération, qui débute demain, est organisée par le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer. Elle a pour objectif de permettre aux détenteurs, qui ont hérité ou détiennent des armes non déclarées (anciennes ou plus récentes), de se mettre en conformité avec la réglementation. En France, selon les estimations, il y aurait plus d’un million de détenteurs d’armes non déclarées, principalement d’anciennes armes de chasse ou issues des Première et Seconde Guerres mondiales. L’opération, qui se poursuivra jusqu’au 2 décembre, est pilotée par le Service central des armes et explosifs (SCAE), et un accompagnement physique est proposé à tous ceux qui souhaitent se débarrasser de ces armes et munitions qu’ils détiennent chez eux, ou de les mettre en conformité. Pour ce faire, policiers, gendarmes et agents des préfectures assureront une permanence de collecte et d’information pendant huit jours. Les armes « abandonnées », collectées par les forces de l’ordre seront ensuite acheminées vers un lieu où elles seront détruites. Quant à celles que leurs propriétaires souhaitent conserver, les personnels de permanence pourront les aider à les déclarer et créer leur compte « Sia ». Dernier point, les personnes qui pensent être en possession de munitions ou explosifs dangereux, doivent contacter les services préfectoraux pour un accompagnement téléphonique ou pour un enlèvement sécurisé à domicile.