Par une décision du 28 juillet 2023, la plus haute juridiction administrative a rejeté la requête d’associations de protection des animaux (Aspas, Aves France et One Voice) qui multiplient les procédures devant les tribunaux pour faire interdire la vénerie sous terre. Si ce refus d’interdire notifié par le Conseil d’Etat rassure la FNC et l’AFEVST (Association française des équipages de vénerie sous terre), les anti-chasse considèrent, à défaut d’avoir été entendus, que cette décision pourra permettre de faire annuler encore plus facilement les périodes complémentaires, autorisées par les préfets, à partir du 15 mai, en se fondant sur la protection des blaireautins, pas encore sevrés prétendent les écolos, mais déjà générateurs de dégâts agricoles affirment les agriculteurs qui en ont assez de casser du matériel sur les gueules des terriers en plein champs. Le Conseil d’Etat a rappelé que le préfet est tenu de s'assurer « qu'une telle prolongation n'est pas de nature à porter atteinte au bon état de la population des blaireaux, ni à favoriser la méconnaissance, par les chasseurs, de l'interdiction légale de destruction des petits blaireaux », et ce, en s’appuyant sur l'avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, et les « circonstances locales ». Pour l’AFEVST, après le soutien non dissimulé du Sénat pour cette forme de chasse « utile », cette deuxième légitimation de la vénerie sous terre, par la plus haute juridiction administrative française, confirme la conclusion du rapport de Pierre Cuypers, sénateur de Seine et Marne : « Le blaireau, dont les populations sont en bonne santé, doit continuer de faire l'objet d'une régulation en raison des importants dégâts qu'il cause aux infrastructures, et des risques de développement de la tuberculose bovine ».