Selon le ministère de l’Agriculture, d’après les premiers prélèvements effectués sur les bouquetins du Bargy, les 17 et 18 octobre derniers, il ressort que trois d’entre eux étaient positifs à la brucellose, sur les 61 éliminés. Si ce résultat conforte les éleveurs producteurs de lait, qui ne cessent de dire que la menace plane toujours, les écolos sont furieux, dénonçant « un massacre inutile ». D’autres analyses bactériologiques et sérologiques complémentaires sont en train d'être conduites, et la préfecture de Haute-Savoie attend les résultats avant de se prononcer. Le plan d’action initié en 2017, prévoyait l’euthanasie des animaux testés séropositifs sur le massif du Bargy, en privilégiant le cœur (Petit Bargy, Grand Bargy, Jallouvre-Peyre). Mais, en milieu ouvert, comme il est impossible de cerner tous les animaux pour effectuer les prélèvements à des fins d’analyse, il a été décidé de diminuer drastiquement la population, qui d’ailleurs n’a plus de sauvage que le nom. Non chassé et à l’abri des prédateurs, le bouquetin n’a plus qu’une défense naturelle altérée, et sa vie en harde complique encore plus les interventions. Quelle sera la suite ? Pour les éleveurs, c’est l’éradication complète qu’il faut faire. Pour les écolos, on ne touche plus aux bouquetins, plus importants que les milliers de vaches des élevages. Quant aux chasseurs, ils préconisent tout simplement de gérer les animaux par la chasse, qui pourrait être autorisée, comme en Suisse, le temps de résoudre le problème…