Chez le lièvre, la maturité sexuelle est acquise vers un an. Dans son cycle de reproduction, une hase peut avoir jusqu’à quatre portées de 2 à 5 levrauts, dans l’année sur une période qui s’étale de février à août. Il y a une particularité chez cette espèce qui est la « superfétation ». Aristote, dans son « Histoire des animaux » (-347 à -342), avait déjà observé que la femelle du lièvre était capable d’être fécondée alors qu’elle est encore grosse. Ainsi, elle porte simultanément des fœtus prêts à naître et une deuxième portée d’embryons. Selon Hérodote, « seule de tout le règne animal, la hase conçoit étant pleine, et des petits couverts de poils sont dans son abdomen, tandis que d’autres embryons sont encore glabres, tout juste conçus ». La superfétation a été confirmée et étudiée en France dans les années 1970 par l’équipe de Lise Martinet et Monique Caillol, à l’INRA de Jouy-en-Josas, sur des hases en captivité. Trois à sept jours avant la mise bas, la hase gestante peut être de nouveau fécondée. De leur côté, durant cette période de rut, les mâles sont particulièrement actifs et vindicatifs, et la poursuite des femelles peut se transformer en sérieuses batailles entre les prétendants à l’accouplement…

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