Du message visuel à l’intimidation olfactive, la période actuelle marque un pic significatif dans la phase d’appropriation, ou de reconquête territoriale menée par les mâles. Pour la période de reproduction qui commencera à la fin de ce mois de juin, il doit être seul maitre chez lui et il va s’y employer. Pour cela, il dispose de glandes cutanées qui lui permettent de s’identifier, et de signifier à ses éventuels concurrents qu’il n’est pas disposé à céder la place. Les premières glandes se situent à la base des bois. Positionnées entre les meules, et plutôt orientées vers la face antérieure du front, elles sécrètent un liquide rougeâtre, que le mâle dépose sur des petits arbustes suffisamment flexibles. Par effet ressort, cela augmente la pression et favorise la sécrétion du liquide. Il y a ensuite les glandes interdigitales. Elles sont situées entre les pinces des sabots, et sont plus développées sur les pattes postérieures que sur les antérieures. De tailles relativement importantes, puisqu’elles mesurent environ deux centimètres de longueur pour huit millimètres de largeur, elles s’ouvrent vers l’avant. Cette caractéristique est importante car elle explique, en partie, certaines gestuelles du brocard, quand il frappe la végétation avec ses sabots. Par ces gestes, il répand un liquide graisseux et odorant. Enfin, il y a les brosses, qui se situent sur les pattes postérieures, juste sous le jarret. Recouvertes de poils longs et plutôt durs, un liquide très épais et très visqueux, plutôt de couleur noire, s’en échappe en faible quantité, et c’est en marchant dans la végétation que le brocard frotte ces glandes et marque ainsi sa présence, d’une façon toutefois moins démonstrative qu’avec les précédentes.

 

Quand deux brocards s’affrontent… C’est ICI