Il y a un an, commençait en Nouvelle Zélande une campagne d'éradication des hérissons. Descendants des hérissons européens importés par les colons britanniques au 19e siècle, ces petits mammifères se sont tellement bien acclimatés, qu’ils sont considérés désormais comme de redoutables prédateurs pour la petite faune locale. Le programme d'élimination est toujours en cours dans l'île du Sud, et si les densités ont bien baissé, l'objectif n'est toujours pas atteint. L'organisation « Te Manahuna Aoraki » s’était donné un an pour venir à bout de cette espèce invasive, qui n'a pas de prédateur dans le pays, et qui pullule. Sur l'île du Nord, le conseil municipal d’Auckland a également inscrit, et maintenu, « Erinaceus europaeus » sur la liste des animaux nuisibles et destructeurs. Les Néo-zélandais reprochent au petit mammifère nocturne d'avaler quantité d'œufs d'oiseaux, de lézards ou encore de criquets, privant ainsi de nourriture les kiwis qui nichent au sol. Selon le chercheur Nick Foster : « Il existe une sorte de barrière psychologique lorsqu'il s'agit d'éradiquer les hérissons, qui occupent depuis longtemps une place spéciale dans le cœur des Néo-Zélandais. Mais les dégâts qu’ils commettent sont devenus trop conséquents pour la petite faune locale, ce qui nécessite cette intervention ».