Du 7 au 19 décembre, se tiendra, à Montréal, la conférence des Nations Unies sur la biodiversité qui ne cesse de s’appauvrir. Alors que des pans entiers de la faune et la flore s’effacent sous nos yeux, les scientifiques pensent encore qu’il existe des solutions, à la condition d’agir rapidement. Cette COP15 est donc porteuse d’espoirs devant la sixième extinction de masse de l’histoire de la Terre. Le but est d’arriver à un traité international visant à garantir la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, ainsi que le partage équitable des avantages qui en découlent. Reportée pour cause de Covid, les parties ont travaillé sur un nouveau plan pour faire face à la crise : « le cadre mondial pour la biodiversité post-2020 » qui pourrait amener les 196 pays participant à la conférence à s’engager à inverser la tendance, par son rôle structurant et dynamisant, malgré la lourdeur et la lenteur du processus. Mais, affirment les représentants de la grande majorité des pays : « On prendra garde que les oppositions n’aillent pas jusqu’à remettre en cause la nécessité du dialogue multilatéral. Car sur une question aussi vitale et globale que celle des changements climatiques, qui peut prétendre qu’il serait réellement mieux de n’avoir aucun processus de coopération impliquant tous les États ? ».