Des chiens de chasse sont morts de la maladie d’Aujeszky, dont les symptômes rappellent ceux d’une infection rabique. La maladie d’Aujeszky touche essentiellement les races porcines et les suidés. Décrite pour la première fois en 1813 aux Etats Unis, c’est un vétérinaire hongrois, le docteur Aladar Aujeszky, qui lui donna son nom en 1902, après avoir isolé le virus PRV, de type herpes. Chez les sangliers, certaines souches dérivées du virus circulent toujours, et compte tenu des populations de Sus scrofa, le monde scientifique recommence à craindre les risques de contamination des cheptels d’élevage (surtout en plein air), par la faune sauvage. Chez les chiens, après 2 à 7 jours d’incubation, les symptômes se manifestent : toux et crachats, somnolence, apathie, anorexie, fièvre, port de tête anormal, convulsions. Dans certains cas, ces troubles peuvent s’accompagner de démangeaisons très violentes, pouvant même conduire à l’automutilation. Quoi qu’il en soit, il n’existe pas de traitement connu à ce jour, en dehors du vaccin utilisé seulement à titre préventif. La conclusion quasi inéluctable d’une telle infection est donc la mort du chien atteint. Face à ce constat, on peut au moins tirer deux lignes de conduites : si le contact avec le sanglier, et malheureusement les blessures qui vont avec, ne pourront jamais être entièrement évités à nos auxiliaires au moment du ferme, il faut au moins faire en sorte de les empêcher de piller les animaux morts, et surtout de se restaurer de leurs abats après éviscération.