Après une longue période de discrétion, les grands cervidés vont redevenir plus visibles. Les biches et faons de l’année vont retrouver les bichettes, invitées à prendre le large le temps de la mise bas, reformant ainsi les hardes que les plus vieux cerfs vont rejoindre et défendre âprement d’ici la fin de ce mois d’août. La période du brame n’est plus très loin et avec la réduction de la durée du jour, la grande faune va bouger. Facteur aggravant, les vendanges et la récolte du maïs qui vont déranger tous ceux qui avaient trouvé refuge en ces lieux, mais sur lesquels ils reviennent les nuits suivantes. Cela amène des franchissements de chaussées plus fréquents, donc un risque d’accidents accru. « La forte densité humaine et la création de nouvelles voies de circulation expliquent aussi le nombre élevé d’accidents » a déclaré un chargé de mission à l’OFB. Selon un programme d’étude de la mortalité routière des mammifères sauvages, les espèces les plus vulnérables sont les blaireaux, les hérissons, les lapins et les lièvres. Ensuite viennent les chevreuils, les sangliers et les grands cervidés. Bien que les réflecteurs de lumière et autres dispositifs ultra-sonique réduisent les risques, la meilleure des solutions, pour éviter ou réduire les conséquences d’une collision, est donc de réduire sa vitesse.