C’est ce qu’affirment des scientifiques dans une nouvelle étude publiée il y a quelques jours. Depuis une dizaine d’années, le changement climatique et les activités humaines seraient donc à l’origine de ce basculement majeur, dont les conséquences ne sont pas encore évaluées. L'Amazonie brésilienne, qui représente 60% de cette forêt primaire, a perdu une part importante de sa biomasse, et ses pertes en carbone seraient d’environ 18% supérieures aux gains, a précisé dans un communiqué l'Institut français de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (Inrae). « C’est la première fois que l'on a des chiffres qui montrent le basculement » a expliqué Jean-Pierre Wigneron, chercheur à l'Inrae. L’étude met aussi en avant les dégradations de la forêt : arbres fragilisés en bordure des zones déforestées, coupes sélectives, incendies et mortalité des arbres liée à la sécheresse…