Avec son titre racoleur : « La Fédération nationale des chasseurs assise sur un tas d’or grâce à Emmanuel Macron », l’organisme « Lanceur d’alerte » a pris connaissance des comptes de la FNC, publiés au Journal Officiel, pour les exercices 2017 à 2021. Mauvaise nouvelle pour les anti-chasse, les comptes sont excellents et la trésorerie, qualifiée par nos adversaires « en or massif ». Ils constatent que les recettes des cotisations versées par les chasseurs ont explosé, avec 28 millions d’€ de recettes en 2020, attribuant, à juste titre, l'augmentation au permis de chasser national pris aujourd’hui par la majorité des chasseurs, mais oubliant de préciser qu’une partie de ces recettes est reversée aux fédérations départementales au prorata du nombre de permis de chasser nationaux pris sur chaque département. Un petit coup de griffe est envoyé à propos de l’augmentation de la masse salariale de la FNC, qui est passé de 1,5 à 1,93 million d’euros. Mais, les verts font surtout la grimace sur les subventions accordées, n’hésitant pas à déclarer qu’elles étaient « seulement de 27 000 € en 2017, et sont passées à 6,3 millions d’€ en 2020, soit… 23 000 % d’augmentation ». Là encore, les précisions manquent, comme sur l’éco-contribution de 10 € par permis de chasser, versée par l’Etat et destinée à des projets de « reconquête de la biodiversité », mis en œuvre par les FDC. Querelles de clocher suivent sur l’utilisation de ces fonds, critiquée par les antis, mais rien de convaincant dans l’analyse, puisque, en guise de conclusion, on peut lire peu après : « Certains cadres de l’OFB redoutent que cette manne financière offerte aux chasseurs n’affaiblisse l’action des services de l’Etat dans le domaine environnemental… Confrontée à un solde déficitaire, l’OFB pourrait bien subir une mise à mal de ses prérogatives. Willy Schraen ne l’avait-il pas lui-même prophétisé, à l’assemblée générale de la FNC du 20 mars 2019 : « Le jour viendra bientôt où le monde politique comprendra enfin que, pour réussir la transition écologique, il faut juste ne plus en donner la gestion aux écologistes eux-mêmes ».