Dans une étude publiée quelques jours après le passage à l’heure d’hiver, les auteurs montrent les effets néfastes du décalage horaire en termes de sécurité routière. Les constatations émanent de l’observation du trafic routier et de l’analyse des collisions avec des animaux sauvages, dont le taux augmente de 16% au cours de la semaine qui suit le changement d’heure. La raison est simple : durant cette période, les déplacements des animaux coïncident avec le pic de circulation de fin de journée des humains. Mais facteur aggravant, cette période est aussi celle qui prépare le rut du sanglier, et qui voit les compagnies se reformer. Les déplacements sont donc plus fréquents, plus longs, ce qui amène les animaux à côtoyer, plus que de coutumes, les voies de circulation. Les scientifiques soulignent que leurs conclusions sont sans doute sous la réalité, car toutes les collisions ne sont pas recensées. Ils estiment qu’un tiers d’entre elles, à dégâts mineurs, ne sont pas déclarées, ce qui donne encore plus d’écho à ces travaux. Nous allons vivre, dans le mois qui vient, les jours les plus courts de l’année. La prudence, en fin d’après-midi quand la luminosité est « entre chiens et loups », reste donc de rigueur, car si les accidents avec des blaireaux, chevreuils et sangliers ne font souvent que des dégâts matériels, il ne faut pas oublier que les grands cervidés, plus hauts sur pattes, ont une fâcheuse propension à pénétrer dans l’habitacle, après une glissade souvent mortelle sur le capot moteur…