Deux éléments vont perturber la tranquillité solognote ces prochains mois. D’une part les suites des feux de forêts qui ont amené les verts à poser cette question : « Quel sort pour les animaux en cas d'incendie dans les domaines clôturés », et d’autre part, ce projet du ministère de la Transition écologique qui planche sur la création du 12e Parc national français dédié aux zones humides… Vous l’avez compris, d’une pierre, deux coups : on règle le problème des grillages et on met sous cloche les 3 000 étangs qui étendent leurs eaux sur le territoire. Les verts sont étrangement silencieux, n’osant éveiller une opposition qui ne sait pas encore ce qui l’attend, mais chaque jour qui passe fait avancer cette possibilité. Concernant les feux de forêts, François Boneau, le président de la région Centre-Val-de-Loire, s’emparait du sujet dans une tribune parue fin juillet, lorsque les premiers feux de l’été embrasaient les massifs : « qu’adviendrait-il des animaux en cas de feu au pays des enclos ? », car selon l’OFB, la Sologne (Cher, Loir-et-Cher et Loiret compris) compte à minima 3 250 kilomètres de clôtures et 11 000 hectares d'enclos cynégétiques. Puis, concernant le 12e Parc national, si 18 sites sont sur les rangs, celui de Sologne a déjà une longueur d’avance. Les acteurs locaux vont être consultés (gestionnaires d’aires protégées, représentants des usages, représentants du secteur du tourisme, associations environnementales, préfectures, Dreal, délégations des agences de l’eau, OFB) mais aussi des personnalités ciblées pour leur « rôle majeur dans l’histoire des zones humides du territoire ». Bien que le ministère de la Transition écologique se montre rassurant, il souligne que la réglementation qui va avec la création d’un parc national concerne « uniquement le cœur » de celui-ci, et que c’est « la charte du parc national, avec ses objectifs, qui précise les modalités d’application réglementaire en zone cœur, et celle-ci est discutée et négociée avec les acteurs locaux au moment de son élaboration »…