La semaine dernière, quelques illuminés anti-chasse, spécialistes du « radada », ont confondu « pilote de chasse » et « guide de safari ». S’en est suivi, sur les réseaux sociaux, un déferlement d’injures contre l’élite de la « chasse embarquée », dont les pilotes des « Rafales marines », fer de lance du porte-avions « Charles de Gaulle ». Les militaires ont donc fait savoir qu’il ne fallait pas mélanger les torchons avec les serviettes, et déclaraient ceci : « Qu'on s'entende bien : nous ne prenons pas partie dans cette question de société. Les chasseurs ne doivent pas prendre cette publication comme un geste de sympathie. Ce n'en est pas. Nous regrettons simplement les tirs aveugles (sans jeu de mots) de certains followers… ». Certes, cette mise au point était justifiée, mais passe à côté d’un oubli qu’il nous semble nécessaire de réparer : si, pour un lapin de garenne, c’est mission impossible de creuser un terrier sous la piste d’envol du « Charles de Gaulle », il n’en est pas de même sur la terre ferme, où, sur tous les terrains d’aviation, civils et militaires, des centaines de chasseurs (à tir, à l’arc, déterreurs, piégeurs, fauconniers) œuvrent tous les jours, pour la sécurité de tous. Ça aussi, ça méritait bien d’être rappelé ici…