Actuellement les espèces de faune sauvage européenne, en France, sont soit protégées, soit chassables, soit considérées comme étant des espèces exotiques envahissantes (EEE). Pour chacune de ces catégories, des prélèvements peuvent être opérés pour en réguler les populations. C’est le cas notamment des espèces chassables pouvant faire l’objet de plans de chasse ou de gestion, celles auparavant classées nuisibles jusqu’à la loi de reconquête de la biodiversité et qualifiées désormais « d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts » (ESOD), mais aussi des espèces exotiques envahissantes ou de certaines espèces de faune protégée, telles que les lynx, les loups, les cormorans... Ces espèces doivent être recensées dans des arrêtés interministériels. C’est ainsi qu’en application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement, l’arrêté du 8 juillet 2013 fixe la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces non indigènes d’animaux « nuisibles » sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ces animaux sont également susceptibles de provoquer des dommages principalement aux récoltes agricoles, et des systèmes d’indemnisation mis en place par les chasseurs, impliquant ou pas les propriétaires, réparent le préjudice causé par ces espèces qui n’appartiennent à personne. Paradoxe des statuts : que se passerait-il si ces espèces devenaient « non chassables » ?