En vue de la prochaine « COP 19 » qui se tiendra au Panama, de nombreuses organisations appellent à l'arrêt de la chasse à l'ours polaire, faisant fi des droits du peuple inuit indigène, en vertu du droit international. « Appeler à l'interdiction de cette pratique, c’est vouloir supprimer ce moyen de subsistance des humains, en particulier dans les zones où des programmes de chasse réglementés et durables sont menés avec succès… » a écrit Victoria Qutuuq Buschman, de l’Université de l'Alaska, dans un courrier adressé au CIC, ajoutant : « Cette tentative d'interdire la chasse à l'ours polaire est malavisée. Toute interdiction qui empêche les peuples autochtones de pratiquer leur mode de vie viole la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ». Dans la foulée, le WWF a soutenu ce point de vue, selon lequel les ours polaires ne sont pas menacés par les pratiques de chasse indigènes », faisant ainsi fondre la glace sous le pied des écolos bobos des villes. On se souvient de la campagne similaire qu’avait lancé Greenpeace pour mettre fin à la chasse aux phoques dans les années 1980, qui avait entraîné des pertes menaçant l'existence du peuple inuit, et pour laquelle l’ONG avait publié des excuses publiques à ce sujet. David Akeeagok, ministre de l'Environnement du Nunavut, un territoire canadien dont la population est majoritairement inuite, a fourni une perspective autochtone sur la chasse à l'ours polaire. Dans sa déclaration, il réaffirme l'importance de la chasse pour le Nunavut : « La chasse assure la subsistance de nos communautés et transmet les traditions. Notre gouvernement s'est engagé à assurer la gestion et la conservation à long terme de la faune au Nunavut. Nous devons veiller à ce que des mesures appropriées soient prises pour que les générations futures puissent transmettre leurs connaissances et leurs compétences ancestrales… Dans cet esprit, il est essentiel que nous continuions à soutenir les droits des peuples autochtones et des communautés locales à utiliser les espèces sauvages lorsque cela est fait de manière durable, et c’est le cas pour l’ours polaire dont les effectifs sont passés de 5 000 individus dans les années 1950 à… 30 000 aujourd’hui… ». Ecolos sectaires et de pacotille, passez votre chemin destructeur !