Pour nos adversaires, la réponse est claire. Ils décrivent la chasse comme étant une pression majeure sur la nature, sans même avoir une évaluation des données. Pour y répondre, la Fédération des Associations des Chasseurs Européens (FACE), a soigneusement examiné les rapports fournis par les États membres, sur les menaces exercées par la chasse sur la nature. Il s’agissait surtout de clarifier les pressions de haut niveau qui affectent les espèces d'oiseaux, et en particulier celles qui sont répertoriées à l'annexe II (chassables) de la Directive Oiseaux, ainsi que les grands carnivores en Europe. De cette étude des données, fournies par les gouvernements, il ressort que :

- la chasse représente une part extrêmement faible des pressions de haut rang, signalées pour les habitats et les espèces répertoriés dans les directives Oiseaux et Habitats ;

- la moitié des espèces d'oiseaux pour lesquelles la chasse a été signalée comme une pression de rang élevé, sont des espèces dont le statut et les tendances sont bons pour l'Union européenne ;

- la perte d'habitat due à l'agriculture et à l'urbanisation est la principale pression exercée sur les oiseaux ;

- les pressions les plus importantes signalées pour les grands carnivores sont l'impact des infrastructures et l'abattage illégal.

Alors que la nature européenne est soumise à de multiples atteintes, les chasseurs sont donc des acteurs clés dans la conservation des oiseaux et des grands carnivores. Le prélèvement fait partie de l'activité chasse, mais il est souvent marginal par rapport à la taille des populations, comme le démontrent les données de récolte. Parallèlement, les chasseurs mettent en place des actions de conservation tout au long de l'année, ce que souligne le « Manifeste pour la Biodiversité », qui montre une grande variété d'actions menées par les chasseurs, et qui profitent à l’ensemble de la biodiversité à travers l'Europe.