Toutes les récoltes ont été faites et les champs sont désormais vides de cultures. Pour se nourrir, le gibier n’a plus d’autre choix que de parcourir les bois à la recherche de châtaignes, glands, faines, champignons, fruits forestiers et maïs sur les places d’agrainage, mais il manquera un élément essentiel au sanglier, les protéines animales. Il les trouve principalement en vermillant dans les champs, ce qui l’oblige à des déplacements nocturnes fréquents. Il traverse donc les voies de circulation, augmentant ainsi les risques de collision. Les spécialistes de la sécurité routière recommandent, dans les zones à risques matérialisées par des panneaux, de réduire sa vitesse, et rappellent, à juste titre, que l’évitement est souvent la plus mauvaise des manœuvres, car il expose à plus de danger. Il vaut mieux ne pas tenter d’éviter une collision frontale avec l’animal, car celle-ci occasionne, en principe, moins de dégâts qu’un évitement raté. Selon les statistiques, il y a, en France, entre 45 000 et 50 000 collisions, dont 25% avec des sangliers, et 20% avec des chevreuils. Arrivent ensuite les accidents avec les grands cervidés et les plus petits animaux (lièvres, lapins, blaireaux, renards et mustélidés).