Dans son communiqué la FACE interroge : « Que s'est-il passé lors de la plus grande conférence mondiale sur le commerce des espèces sauvages ? Une course vers le bas pour les chasseurs européens. La FACE, en étroite collaboration avec ses partenaires, soutient le commerce légal, durable et équitable des espèces sauvages et souligne la précieuse contribution de la chasse à la conservation dans le monde. La FACE a suivi les discussions sur les principales propositions d'inscription, telles que l'hippopotame, le rhinocéros blanc du Sud, l'éléphant d'Afrique et sur de nombreux points de l'ordre du jour, tels que les moyens de subsistance, l'engagement des peuples autochtones et des communautés locales dans le processus CITES et les quotas pour les trophées de chasse au léopard. Cependant :

- La proposition initiale de transférer l'hippopotame de l'Annexe II à l'Annexe I, a été amendée par les auteurs. La proposition révisée suggérait de conserver l'inscription des hippopotames à l'Annexe II avec l'annotation d'un quota d'exportation zéro pour les spécimens sauvages échangés à des fins commerciales. La COP 19 a voté pour rejeter la proposition après de longues discussions.

- La Namibie a proposé de transférer sa population de rhinocéros blancs du sud de l'Annexe I à l'Annexe II, avec une annotation aux fins exclusives du commerce international d'animaux vivants pour la conservation in situ uniquement, et des trophées de chasse. La proposition a été adoptée dans une version limitée la restreignant à l'usage exclusif d'animaux vivants pour la conservation sur place, uniquement dans l'aire de répartition naturelle et historique du rhinocéros blanc en Afrique.

- La proposition de transférer les quatre populations d'éléphants inscrites à l'Annexe II à l'Annexe I a été rejetée par les Parties. Une proposition similaire a été débattue et rejetée à plusieurs reprises par les Conférences des Parties précédentes. Les populations d'éléphants dans les pays d'Afrique australe, y compris les quatre populations inscrites à l'Annexe II, sont, soit en augmentation, soit stables par rapport à d'autres parties de l'Afrique. Transférer les populations d'éléphants de ces pays vers l'Annexe I n'a guère de sens sur le plan biologique, et encore moins de bon sens en matière de gestion de la faune.

- La COP 19 a été invitée à amender la Résolution 10.14 sur les « Quotas pour les trophées de chasse et les peaux de léopard à usage personnel » en modifiant le quota pour l'Éthiopie de 500 à 20 trophées, comme demandé par l'Éthiopie, et en supprimant les quotas pour le Kenya et le Malawi, comme demandé par le Kenya et le Malawi. Les Parties ont adopté les recommandations du Comité permanent et les décisions récentes de la COP 18 ont été renouvelées avec des modifications mineures proposées.

- Les Parties à la CITES ont rejeté la proposition faite par Eswatini, la Namibie et le Zimbabwe sur l'établissement d'un Comité CITES permanent des communautés rurales pour l'implication directe des communautés rurales dans les processus décisionnels de la CITES. La CdP a convenu que les auteurs pourraient renvoyer les questions soulevées dans le document, à un groupe de travail intersessions à établir par le Comité permanent au titre d'un point de l'ordre du jour sur l'engagement des peuples autochtones et des communautés locales dans le processus CITES.

- Le Cambodge, Eswatini, la Namibie et le Zimbabwe ont proposé d'amender la résolution Conf. 9.24 d'inclure les moyens de subsistance et la sécurité alimentaire comme deux facteurs qui doivent être pris en compte dans les propositions d'amendement aux annexes. La COP 19 a rejeté la proposition ».