Au cours des cinq derniers siècles, des centaines espèces d’animaux ont disparu à travers le monde, et dans tous les cas, les humains en ont été le facteur aggravant. Mais, avant qu’une espèce ne disparaisse, elle passe par le stade critique d’extinction, dès qu’il n’y a plus suffisamment d’individus pour assurer sa survie. Et contrairement à ce qu’en disent nos adversaires, ce n’est ni la chasse, ni la pêche qui en sont les responsables, mais les activités humaines qui détruisent les fragiles équilibres des biotopes, et la pollution. Si le nouvel accord mondial pour protéger la nature, convenu le 19 décembre dernier, a le potentiel d’aider, il manque encore, pour les scientifiques, la volonté pour qu’il soit un succès. Les états réfractaires ne le sont pas par idéologie, mais par la nécessité de faire face à une démographie galopante, qui « nous entrainera tous dans le gouffre » prévoient les statisticiens. Lorsqu’une espèce animale est perdue, c’est tout un ensemble qui disparaît avec elle : des gènes, des comportements, des activités et des interactions avec d’autres plantes et animaux, qui peuvent avoir mis des milliers, voir des millions d’années à évoluer. « Comprendre tout ce qu’un animal est, et fait pour le monde, nous aide à comprendre que nous aussi, nous faisons partie de la nature, et que nous avons besoin d’elle pour survivre ». Les scientifiques comptent aujourd’hui 881 espèces animales disparues au cours des cinq derniers siècles, et si on y inclue les espèces animales que les scientifiques soupçonnent d’être éteintes, ce nombre grimpe à 1 473…