Encore une riche idée qui, si elle est adoptée, va servir de cataplasme sur une jambe de bois. C’est « Le Parisien » qui a révélé ce projet porté par Bérangère Couillard, la secrétaire d’État chargée de l’Écologie. Elle réfléchit, écrit le journal, à instaurer une limite calquée sur ce qui existe déjà dans le Code de la route (0,5 g d’alcool maximum par litre de sang et 0,2 g en permis probatoire). La mesure, qui est censée limiter le nombre d’accidents de chasse, pourrait être présentée dès demain, mardi 25 octobre, par Bérangère Couillard elle-même, lors d’un déplacement qu’elle fera dans la Marne, où elle assistera à des opérations de contrôle menées par l’OFB et à une formation au permis de chasse. Dans l’esprit des initiateurs de cette mesure, pas de doute, les chasseurs vont à leurs postes « bourrés » dès le dimanche matin. Que Madame Couillard le pense, on peut l’excuser, mais que certains de nos dirigeants le pensent aussi, c’est plus grave. Alors soumettons à la secrétaire d’Etat ce petit test qu’elle pourra faire réaliser dans la Marne auprès d’un groupe de chasseurs « bien comme il faut », formés et éduqués aux dernières normes de sécurité : faites annoncer, par des traqueurs sous-bois, « attention à la hou ! », et observez les comportements de ces chasseurs. En une fraction de seconde, tout ce qui a été appris disparait, et vous n’aurez plus en face de vous que des prédateurs en quête de leur proie, qui oublient l’environnement, les tirs fichants, l’angle des 30°, et le reste… quelquefois un ramasseur de champignons ou un promeneur qui passait par là… Il faudra bien qu’un jour prochain, quand tous les verres seront vides, on prenne en compte le facteur humain. Et ça, ce n’est plus du ressort des mastroquets, mais des psychologues…