La proposition de loi visant à limiter les engrillagement a été débattue hier, à l’Assemblée nationale. C’est la Sologne qui avait déclenché ce dossier en 2017, mêlant propriétés privées, chasse et nature. Derrière le bien-être animal se cache le désir de redéfinir une nature « ouverte à tous », en évitant de mettre à mal le droit de propriété. Les élus ont apparemment réussi puisque cette proposition de loi a été adoptée à l’unanimité. Le rapporteur Richard Ramos, député du Loiret, ne cachait pas sa satisfaction, et même François Cormier-Bouligeon, député du Cher, soulignait l’excellent travail mené par le sénateur Jean-Noël Cardoux, auteur de la proposition, adoptée à l'unanimité par le Sénat. Cependant, le sujet chasse a été soigneusement évité… pour le moment. Des députés de la gauche n’ont pas caché leur volonté de lui tordre le cou, alors que du côté de la droite et du gouvernement, on reconnaissait que la chasse, pour réguler la faune, était indispensable, mais qu’effectivement, celle qui ne consiste qu’à abattre des animaux élevés dans le seul but de satisfaire des tireurs, est inutile et cruelle. Cela sera sans aucun doute revisité dans les mois qui viennent… Ce qu’il faut retenir de cette proposition de loi :

- Les engrillagements concernés sont ceux qui ont été installés après 1992,

- Ils devront être mis en conformité dans les cinq ans, la date butoir étant celle du 1er janvier 2027,

- Les parcs d’entrainement des chiens de chasse ne devraient pas être concernés.

Tout cela est à prendre bien sûr au conditionnel, car le texte, avant son adoption définitive, repassera par le Sénat.