Depuis le départ de Bertrand Munch, remercié le 31 mars dernier, l’ONF est dirigé par Olivier Rousset, directeur général par intérim. L’Office est donc toujours en quête de directeur (ou directrice) et après l’hypothèse Jean d’Haussonville, actuellement à la tête du Domaine de Chambord, il y a la candidate proposée par l’Elysée, Valérie Metrich-Hecquet, haute fonctionnaire qui fut la secrétaire générale du ministère de l’Agriculture entre 2014 et 2018, puis la patronne de la DGPE (direction générale de la performance économique) au ministère de l’Agriculture, dont l’une des sous-directions s’occupe de la forêt. Elle siégeait aussi au conseil d’administration de l’ONF comme représentante du ministère, où elle a participé à la cure d’amaigrissement de l’Office, ce que lui reprochent les syndicats. « Elle a clairement pris part à la purge économique de l’établissement. Depuis une dizaine d’années, elle œuvre à la privation et à la destruction méticuleuse de l’ONF » a déclaré Patrice Martin, secrétaire national du syndicat Snupfen, pour qui le profil de la candidate est inquiétant pour l’avenir de la maison. Auditionnée mercredi dernier, Valérie Metrich-Hecquet est donc dans l’attente de sa nomination officielle qui devrait intervenir dans quelques jours.