Lors du 5e sommet des « Peuples indigènes », des dirigeants amazoniens et enquêteurs des neuf pays concernés (Bolivie, Brésil, Colombie, Équateur, Guyane, Guyane française, Pérou, Suriname, Venezuela) ont présenté un rapport sur le poumon vert de la planète. Ce que l’on savait déjà est confirmé par ces autorités, qui hélas, ne sont pas gouvernantes : « un quart de l’écosystème a atteint le point de non-retour… », ce qui signifie qu’il est irréversiblement détruit par la déforestation et ses dérives : le narcotrafic et la contamination. En théorie, il en reste donc 75% qui mériteraient toutes les attentions, mais cela ne semble pas être la priorité, puisque les mesures annoncées au monde entier pour sauver ce qui peut l’être encore, ne sont pas appliquées sur le terrain. Complicité ? A ce stade, c’est évident confirment les chefs des 511 peuples autochtones qui survivent dans ce qui est devenu leur enfer, avec la disparition brutale, en quelques années, de 280 défenseurs et dirigeants amazoniens, assassinés. « L'Amazonie succombe parce que nous sommes envahis par l'exploitation forestière et les compagnies pétrolières. Ils attaquent nos territoires et éliminent tout ce qui peut les gêner… » a déclaré la Brésilienne Marciely Tupari, de la Coordination des organisations indigènes de l'Amazonie brésilienne...