Décidément, pour se mettre sous le feu des projecteurs, il y a un « truc » qui marche (encore) bien, c’est celui de parler des animaux… tous les animaux, sauvages et domestiques. C’est simple et ça ne demande pas de facultés intellectuelles qui sortent de l’ordinaire. Cerise sur le gateau, ça permet de faire l’amalgame et de mettre tout le monde dans le même panier : élevage, chasse et corrida. C’est le programme de la nouvelle présidente du « groupe d’études sur la condition et le bien-être des animaux », la députée (Renaissance) de la 3e circonscription de Haute-Garonne, Corinne Vignon, nommée mercredi dernier à la tête de cette commission pour l’année 2023. La dame a des références, puisqu’elle a été responsable de communication d’une grande mutuelle, gérante de parc touristique au Costa Rica, restauratrice à Barcelone, agent immobilier à Labège, en Haute-Garonne... et elle suit les conseils, entre autres, de la Fondation Brigitte Bardot et de L 214. Dès le mois de janvier, son premier coup « de collier » concernera justement ceux que l’on met aux chiens, qu’ils soient dits « étrangleurs » ou « électriques », après avoir lu dans un rapport de la fondation de BB « que les chiens qui portent ces colliers ont des marques au cou, que ce moyen stresse l’animal et lui occasionne des problèmes neurologiques et aux cervicales… ». Sa proposition de loi prévoit de les interdire à la vente et de créer une amende de 750 € aux propriétaires de chiens qui en feraient porter à leurs animaux. Le reste et à l’avenant : reprendre la proposition du député Caron pour l’interdiction de la corrida, mais l’adoucir en proposant (pour commencer ?) l’interdiction des arènes aux « moins de 18 ans », et s’attaquer aux conditions des animaux dans les élevages intensifs, et leurs conditions d’abattage. La présidente de commission Vignon veut aussi proposer un nouvel étiquetage sur le bien-être animal : « comme on a avec le nutriscore » a-t-elle déclaré, ajoutant : « Ça ne sera pas uniquement pour savoir si l’animal a mangé, bu et a un toit sur la tête. Les conditions d’abattage et la qualité de vie seraient prises en compte. En France, on est trop rétrograde… ».