- En Loire-Atlantique, une balle tirée par un chasseur a traversé la fenêtre d’une maison d’habitation de Divatte sur Loire, près de Nantes, le dimanche 13 novembre. Le projectile est passé près du père de famille et de son bébé de 11 mois avant d’aller se loger sous un radiateur. La famille a porté plainte et une enquête est en cours.

- En Gironde, c’est une promeneuse qui a reçu accidentellement un plomb de chasse alors qu’elle était sur un chemin de passage, en forêt, près de son domicile à La Teste-de-Buch. Une blessure légère certes, mais aussi la preuve que ce tir ne réunissait pas les conditions de sécurité nécessaires.

Quelques jours plus tôt, toujours en Gironde, c’est un éleveur qui a surpris des chasseurs qui venaient de tuer deux de ses cochons de Bigorre… qui étaient sortis de leur enclos. Les avaient-ils confondus avec des sangliers ? L’éleveur a tenté une négociation amiable avec les chasseurs qui ont refusé. Plainte a donc été déposée…

Toujours en Gironde, à Lussac, un habitant a porté plainte affirmant avoir été agressé par des chasseurs qui évoluaient à proximité de son domicile. Ces derniers ont porté plainte à leur tour pour « menaces de mort ». Que s’est-il véritablement passé ? Des remarques qui fusent, un ton qui monte jusqu’aux mots d’oiseaux et une agression caractérisée. L’enquête en cours précisera la chronologie des faits…

- En Côte d’or, dans le nord du département, c’est un tir, manifestement sans identification, qui a touché un chien d’un traqueur. Grièvement atteint, l’animal a été transféré à la clinique vétérinaire la plus proche, où il a été opéré et amputé du membre avant droit. La balle avait touché la patte au niveau de l’articulation après avoir effleuré la cuisse gauche. Colère de l’adjudicataire qui dénonce ces tirs inconsidérés, et qui a déclaré : « J’ai pris immédiatement les mesures qui s’imposaient dans ma société, mais ce genre de chasseur peut continuer de sévir ailleurs. La chasse, qui est actuellement sur le gril dans tous les médias, doit absolument, par l'intermédiaire de ses autorités de tutelle (fédérations, ONF ; OFB…) punir de façon exemplaire ces comportements… ».

Puis toujours sur ce même département de Côte d’Or, cet autre fait divers qui montre que tous les dérapages sont possibles. Les chiens d’un traqueur ont mené un très gros sanglier, jusqu’à ce qu’ils le mettent « au ferme ». La bagarre a duré longtemps, trop longtemps avant que le traqueur n’arrive sur les lieux pour récupérer ses chiens. Mais, sur place, il a vu un gars en train de filmer la scène depuis un bon moment. Il était pourtant à la chasse, armé, mais n’est pas intervenu, préférant filmer que d’aider et sauver les chiens. Bilan de cette solidarité complètement ratée : une chienne nivernaise éventrée et pas encore sortie d’affaire, un autre chien avec une plaie béante à l’anus dont la survie est compromise, deux autres chiens moins sévèrement touchés et... une facture salée du vétérinaire qui a tout tenté pour les sauver. Et tout ça pour quoi ? Mettre quelques images racoleuses sur les réseaux sociaux… Lamentable !