Elle nous avait fait le coup, l’an passé, à la suite des incendies du Var. Elle remet donc le couvert, d’autant plus facilement que le courrier était déjà fait… Dans sa missive, BB écrit à Christophe Béchu : « Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour votre nomination, mais je tiens surtout à vous interpeler sur le drame de la nature en flammes, de cette biodiversité sacrifiée, malgré le courage de nos soldats du feu pour qui j’ai une immense admiration… Après les incendies, c’est un spectacle de désolation, une terre hostile pour les animaux qui ont pu fuir mais seront nombreux à périr par manque de nourriture. Au-delà des incendies meurtriers, la sécheresse qui sévit depuis des mois, renforcée par la canicule de juillet, ne fait qu’affaiblir la biodiversité dans son ensemble. C’est un désastre écologique. Face à une situation exceptionnelle, il faut prendre des mesures exceptionnelles. Il serait criminel d’autoriser les chasseurs à traquer et abattre les survivants de ce drame. Willy Schraen étant un personnage grotesque avec lequel il est impossible de dialoguer, il vous revient de fixer les règles et de ne pas achever la nature sous les tirs des chasseurs… Il est impératif de reporter à 2023 l’ouverture de la chasse, c’est un minimum… ». Alors comme elle le fait, ressortons, nous aussi, ce que nous écrivions en août 2021 : « Elle est catastrophée, Brigitte Bardot, et aveuglée par la haine qu’elle porte aux chasseurs, elle n’a qu’un objectif en tête : interdire la chasse sur le département sinistré… Certes, Madame Bardot, 22 000 ha ont brûlé, et c’est effectivement une catastrophe pour ceux qui ont tout perdu dans ces feux criminels, et pour la flore et la petite faune qui, elle, n’a pu échapper aux flammes. Quant à la grande faune, le peu de cadavres prouve qu’elle avait quitté les lieux bien avant l’arrivée du désastre. Sur le département de Gironde, riche de 997 600 ha, 975 600 n’ont donc pas « cramé » comme semblent le regretter certains de vos afficionados. Vous le voyez, chère Brigitte, sur ces terres non touchées par le feu, la régulation de la grande faune doit se poursuivre, ne serait-ce que pour aider les agriculteurs à protéger leurs récoltes et vivre de leur travail.