Nouveaux futurs hauts fonctionnaires de l’Etat, issus des écoles prestigieuses (ENA, Polytechnique, Ecole nationale de la Magistrature, Ecole des hautes études en santé publique, ENS, Ecole des Ponts, Ecole des Mines, etc…) ils rêvent de peser sur les politiques publiques. En 2021, près de 200 étudiants ont signé un appel pour réclamer une « réforme en profondeur de la scolarité et des carrières offertes… pour être à la hauteur des exigences qu’imposent les crises environnementales ». Conscients de la crise climatique, ils sont donc de plus en plus nombreux à vouloir changer le cours des évènements. « Face à l’urgence écologique que doit-on faire ? Déserter comme l’ont proposé nos camarades de l’Agro ou agir de l’intérieur ? ». C’est cette question qu’a posé, en juin, Angel Prieto, membre du Lierre, un réseau écologiste créé en 2019 pour les membres de la fonction publique, lors de sa remise de diplôme à l’Ecole polytechnique, faisant écho au dilemme grandissant pour une partie de sa génération surdiplômée et consciente de la crise écologique. « S’engager pour la puissance publique afin d’impulser et mettre en œuvre des politiques publiques à la hauteur des enjeux » est l’ambition affichée de la nouvelle génération de la fonction publique de demain. Carpe diem !