Le temps relativement pluvieux (selon les régions), que nous connaissons actuellement, a ramené l’humidité dans les terriers. Néfaste pour les renards, les cas de gale se multiplient et touchent principalement les jeunes qui passent plus de temps sous terre que leurs parents. Dues à la variété de « Sarcoptes scabiei vulpis », ces atteintes montrent des dépilations étendues, voire des alopécies complètes, allant du museau au bout de la queue. Des formations crouteuses brunes, très adhérentes à la peau, apparaissent sur le museau, les joues, l'encolure, et gagnent tout le corps. S’ensuit un état de misère corporelle, consécutive à une obligation de grattage permanent. Ces renards décharnés, dépouillés et crouteux, ont bien piètre allure en étirant derrière eux une queue dépoilée, leur donnant l’apparence d’un gros rat dégingandé. Les populations vulpines sont fortement impactées par cette maladie, et la mort par étisie des sujets gravement atteints est la règle quasi générale, dans les périodes de disette, où il ne suffit pas de se gratter pour se nourrir. Que faire si on constate que les cas se multiplient ? Si les populations sont abondantes, il convient rapidement de faire baisser les densités, ce qui freinera les contacts entre individus et réduira les risques de contagion. Dans le cas contraire, il faut savoir que des effectifs effondrés ne se reconstruisent qu'à grand peine, au fil du temps.