L’affaire n’est pas ébruitée pour l’instant, mais il semble que l’on s’active fort dans les couloirs des DDT et DDTM. En cause, la prolifération du grand gibier et son corollaire, les dégâts. Comme l’Etat va mettre la main à la poche pour aider les FDC à indemniser les agriculteurs qui en sont victimes, il n’est pas question, pour l’Administration, de payer des dégâts pour des « points noirs » créés et entretenus artificiellement. Les FDC n’ayant pas pu, ou pas voulu, les résorber, leur éradication est programmée... mais par qui ? L’autre crainte, qui vient d’apparaitre depuis les élections législatives, est l’absence de majorité à l’Assemblée nationale, qui pourrait amener des restrictions, voire même l’interdiction de la chasse, votée par des élus. Et dans ce cas, que faire ? La mesure (d'intervention pour le premier, d'anticipation pour le second), que plusieurs DDT préconisent, pourrait sortir du tiroir dans lequel elle se trouve depuis des années. Encouragée par nos adversaires qui ne rêvent effectivement que de la disparition de la chasse populaire, l’arme secrète de l’Administration est donc de transformer ce qui était son « bras armé » en un véritable « corps d’intervention », et cela concerne la louveterie, dont les effectifs pourraient être considérablement renforcés. On parle même de 50 à 100, voire plus, de ces « fonctionnaires bénévoles de l’Etat » par département. Si cela voit le jour, on imagine aisément les résultats et leur incidence sur toutes les activités économiques qui touchent à la chasse, mais aussi la fin, pour les chasseurs, de l’indispensable action de service public : la régulation de la grande faune sauvage. Le piège qui se refermerait ainsi ne nous laisserait qu’une chasse de loisir à pratiquer, qui ne pèserait plus bien lourd, et dont l'avenir serait bien vite compromis…