La progression rapide de la grippe aviaire, à une époque de l’année où les migrations sont encore calmes, inquiète les autorités. Les élevages concentrateurs d’oiseaux étaient montrés du doigt, mais pas les oiseaux de mer que la vie au grand air aurait dû mettre à l’abri. « Nous avions l'habitude, à l'OFB, de constater ce genre de situation sur les périodes automne/hiver, ce qui fut le cas des deux hivers précédents. Les oiseaux touchés étaient plutôt des migrateurs, qui arrivaient sur nos côtes soit en hivernage, soit de passage. Cette année, on est dans une situation inédite avec un taux de mortalité conséquent depuis le début de l’été. L'épidémie progresse et touche de nouvelles espèces, dont le Fou de Bassan » a déclaré Hervé Duvallet, de l’OFB Bretagne. Le technicien de l’environnement devait ajouter : « Aujourd'hui, avec nos scientifiques, nos vétérinaires et ceux de l'Agence nationale sanitaire pour l'alimentation et l'environnement, nous travaillons sur le sujet, mais malheureusement, nous n'avons pas encore de réponse. On est toujours sur la souche H5N1, qui a certainement évolué. Il faut savoir qu’en matière de faune sauvage, c'est l'OFB qui gère la situation sanitaire et, au niveau des élevages, ce sont les directions départementales de protection des populations. On le rappelle, le virus n'est pas dangereux pour l'homme, mais si on trouve des oiseaux sauvages morts, il ne faut surtout ne pas les toucher et signaler au plus vite aux autorités, le lieu de la découverte … ».