Inutile de dire que, dans ce conflit, la protection de la nature est reléguée aux oubliettes… Derrière un lourd bilan humain, se prépare une catastrophe écologique, avec la destruction d’habitats naturels de la faune sauvage. Dans les zones où cette guerre fait rage, les sols sont éventrés par les missiles, truffés d’éclats métalliques, imbibés de carburant et d’huile des véhicules détruits, de charniers et d’équipements militaires abandonnés. Selon les dernières estimations du ministère ukrainien de l’Environnement, en collaboration avec des experts internationaux, au moins 33 millions de tonnes d’émissions de CO² ont été émises directement par la guerre (8,9 MT : tirs et bombardements ; 1 MT : travaux de construction ; 23,4 MT : incendies). « Des millions d’hectares de réserves naturelles sont actuellement menacés par des tonnes de produits chimiques toxiques et cancérigènes, dont l’uranium, libérées dans le sol », a déclaré Olena Kravchenko, directrice exécutive de « Environment People Law », un groupe de réflexion sur l’environnement situé à Lviv.