Cependant, les parlementaires laissaient le soin aux préfets d’imposer, ou pas, un jour sans chasse localement, et aux FDC la possibilité de décider également d’un ou plusieurs sans chasse. En 2012-2013, elles étaient 28 à l'avoir fait, mais n’invoquaient que la préservation de la ressource en gibier, et non plus le partage de la nature et la sécurité des enfants, évoqués dans la loi de 2000, ce qui était le cas de la Haute-Marne. L’administration a donc procédé à la modification de l'arrêté préfectoral portant fixation des dates d'ouverture et de clôture de la chasse en maintenant le mercredi « jour sans chasse », et en 2008, lors de son assemblée générale, la FDC52 faisait voter à ses adhérents le maintien de cette journée sans chasse. En 2018, Thomas Corvasce, président de la FDC52, engageait cependant un contentieux par une requête devant le Tribunal administratif de Chalons en Champagne, avec action en référé, pour supprimer ce jour sans chasse. Déboutée en référé, puis en première instance en 2020, la FDC interjetait appel de la décision du Tribunal administratif de Châlons en Champagne, devant la Cour administrative d'Appel de Nancy. Le jugement qui vient d’être rendu, et qui pourra désormais faire jurisprudence, confirme que :

- le mercredi, « jour sans chasse » en Haute-Marne existe depuis plus de 20 ans,

- l’arrêté attaqué a été pris sur le fondement des pouvoirs de police du préfet,

- la possibilité de prévoir un jour sans chasse a été validée par le Conseil constitutionnel dans sa décision 2000-434 DC du 20 juillet 2000,

- la portée de l’arrêté, pris pour favoriser le partage de la nature et la sécurité publique, n’empêche aucun chasseur de pratiquer son loisir.

En conséquence, il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le préfet de la Haute-Marne, que les requêtes de la FDC52 doivent être rejetées.