La situation intermédiaire entre l'agriculture écologique dite « bio », et l’agriculture traditionnelle, c'est l'agriculture « raisonnée » pratiquée par la majorité des exploitants. L'agriculture « bio » impose un cahier des charges que nombre d'agriculteurs ne peuvent pas suivre, et l'agriculture traditionnelle est de plus en plus rejetée à cause des nuisances dues essentiellement aux pesticides. Le gros problème de l'agriculture raisonnée, est qu'elle ne bénéficie pas ou rarement, de subvention, bien qu'elle s'insère dans une démarche responsable, alors que l'agriculture « bio » en bénéficie. Il apparait parfois que le « raisonné » est parfois plus écologique que le « bio ». En viticulture, il est apparu que les sols deviennent excessivement chargés en souffre et surtout en cuivre, ce qui est loin d'être le top pour la santé des sols et des humains, puisque, comme chacun le sait, rien ne se perd et que l'on retrouve du cuivre en excès dans certains vins pour cause de sols saturés de cette matière. Ces produits étant moins utilisés en « raisonné », alors que les produits phytos le sont, mais de manière quasi millimétrique et seulement quand c'est nécessaire, il n'est pas du tout évident que la conduite en « raisonné » soit moins polluante que celle en « bio ». Il faut espérer que les nouvelles normes et réglementations feront une place plus belle au « raisonné ».

JP Cappy