Une preuve de plus que les anti-chasse se moquent éperdument de ce qui entoure la faune sauvage, et n’ont pour objectif que d’entraver sa nécessaire régulation par la chasse. C’est dans cet esprit totalement farfelu, inconscient et irresponsable, que le « centre de sauvegarde de la faune sauvage » a lancé une pétition en ligne demandant un moratoire immédiat sur la chasse à cause de la sécheresse exceptionnelle. Bien évidemment quelques élus verts, aussi loufoques, se sont emparés du sujet, et ont tenté d’expliquer les raisons de soutenir cette demande. Mais rassurons-les de suite, les animaux ne sont pas stupides au point d’attendre qu’un écolo leur apporte un verre d’eau, car si ça avait été le cas, ils seraient aujourd’hui tous morts de soif. Maintenant, parlons chiffres et des taux de reproduction des grands animaux. Pour les grands cervidés : entre 25 et 30%. Pour le chevreuil : entre 50 et 60%, et pour le sanglier, ce sera cette année entre 160 et 180%. Pour ce dernier, le taux de prélèvement par la chasse est de l’ordre de 55 à 60%, ce qui a permis d’éliminer près de 800 000 animaux la saison dernière, mais d’en laisser sur le terrain, à la fermeture de fin février, un peu plus de 500 000. Compte tenu du taux de reproduction de cette année 2022, ce sont donc environ 850 000 naissances qui ont eu lieu depuis le printemps, c’est-à-dire que l’on se retrouve actuellement, et avant chasse, avec un cheptel de 1 300 000 à 1 400 000 animaux. Vous devinez la suite… Avec une interruption de chasse de 1 an, nous aurions au printemps prochain le même cheptel, moins quelques pertes hivernales naturelles, donc au moins 1 200 000 sangliers avant les naissances, qui seraient de l’ordre de 2 millions, ce qui nous amènerait à un cheptel, en septembre 2023, de plus de 3 millions de sangliers. Impensable ! Il serait bien que ceux qui lancent de telles stupidités se rapprochent des fédérations départementales des chasseurs qui leur donneront (avec plaisir), les bases élémentaires de la gestion cynégétique…