C’est ce que laisse entendre l’entreprise « Woodoo » qui développe des biomatériaux de pointe pour les secteurs de la consommation, de la mobilité et du bâtiment. Son activité est donc de concevoir, et réaliser, de nouveaux matériaux bas-carbone et de haute performance, en particulier de réinventer le bois pour en faire le matériau le plus performant, le plus écologique et renouvelable du XXIe siècle. Ainsi est né le « bois augmenté », d’une résistance mécanique de 3 à 4 fois supérieure au bois naturel, qui devient aussi solide que le béton et l’acier. « Le bois Woodoo est 23 fois supérieur en rigidité au béton », précise Timothée Boitouzet, architecte de formation et inventeur de cette technologie qui n’a pas fini de surprendre. « Après traitement, il est pratiquement ininflammable avec une plus forte résistance au feu, imputrescible et devient translucide. Sa solidité permet de produire des parois très minces pouvant servir à des commandes tactiles résistives (avec de légères pressions de doigts), ou capacitives comme celles de nos smartphones… Parmi les applications : les tableaux de bord des automobiles, le mobilier design, l’optique, l’horlogerie et la construction. On va pouvoir construire des bâtiments bas-carbone en « bois augmenté » qui permettront de monter plus haut que les bâtiments en bois naturel qui ne dépassent pas une vingtaine d’étages » précise l’inventeur qui ajoute : « Le bois Woodoo est 17 fois moins énergivore que le verre, 130 fois moins que l'acier et 475 fois moins que l'aluminium. Un m³ de béton va dégager presque 900 kg de CO2, quand 1 m³ de bois Woodoo va au contraire capter 650 kilogrammes de CO². L'utilisation prioritaire des bois à croissance rapide devient un levier important dans la gestion des forêts françaises (replantation régulière, optimisation de l'utilisation du bois, et le rôle que jouent ces poumons verts dans l'équilibre climatique. Pour en savoir un peu plus : c’est ICI