Contrairement à ce que les nouveaux écolos veulent nous faire croire, les anciens, en termes d’écologie, avaient déjà tout compris ! C’est le biologiste allemand, Ernst Haeckel, qui, en 1866, a inventé le mot « écologie » en combinant les mots grecs « oikos » (maison) et « logos » (discours). Dès lors, la science plongeait dans le rapport des espèces avec leur cadre de vie. Cinquante ans plus tard, le sociologue américain Robert Park se pencha sur la façon dont les humains s’adaptaient à leur environnement, ce qui changea la vision du monde et le rapport de l’homme à la nature. Se soigner avec des herbes, ne plus manger de viande, militer pour la décroissance, n’est donc pas une invention nouvelle, car depuis plus de 20 siècles, des originaux ont prêché cette façon de vivre, sans grand succès d’ailleurs. « Sans une nature protégée, pas de vie apaisée » a déclaré Alexander von Humboldt, qui en 1800, se battait déjà pour l’Amazonie. Du Chili à la Chine, ce savant explorateur, botaniste et naturaliste, a étudié la faune, la flore et tous les phénomènes naturels. Il a aussi été le premier à s’inquiéter des atteintes portées à la nature et au climat, et en 1806, lors de son expédition en Amérique latine, il déplorait l’abattage intensif des arbres qui allait stériliser la terre, sur les rives du lac Valencia, dans l’Amazonie vénézuélienne. « Attention, prévint-il, l’activité humaine perturbe le monde, et ses effets risquent de devenir catastrophiques… ».