- Le Dr James Moran, maître de conférences en écologie à l'Atlantic Technology University (Irlande), a donné un aperçu détaillé des programmes agroenvironnementaux axés sur les résultats qui ont fait leurs preuves dans le cadre actuel de la PAC. Il a affirmé que les paiements agroenvironnementaux fonctionnent mieux dans le cadre d'une stratégie combinant des actions de soutien, la coopération, le partage des connaissances et l'innovation pour créer un marché pour les biens publics (nature, carbone et les services écosystémiques liés à l'eau).

- Le Dr Carlos Sánchez García-Abad, directeur de la recherche à la Fundación Artemisan (Espagne), a, quant à lui, souligné l'importance de la conservation de l'habitat de la tourterelle des bois. « La recherche a montré que cet oiseau est favorisé par l'hétérogénéité du paysage dans les habitats boisés et agricoles. Les chasseurs fournissent et améliorent ces habitats favorables à l'espèce. Pour assurer le rétablissement des populations sur toute son aire de répartition, des interventions à grande échelle sont nécessaires et il est important d'étendre la gestion ciblée dans tous les terrains de chasse d'Europe.

- Mme Adrienn Gyenes, experte PAC de la Chambre d'agriculture hongroise et conseillère agricole de la FACE, a déclaré que : « La PAC est un instrument clé pour améliorer non seulement la compétitivité de l'agriculture, mais aussi la contribution environnementale de l'agriculture. Cependant, pour être capable de le faire, une coopération étroite est nécessaire entre tous les acteurs, dont les chasseurs qui ont leur place dans ce travail ». Les plans stratégiques de la PAC étant un nouvel outil pour les États membres, des ajustements pourraient être nécessaires et il existe une marge d'amélioration même après l'entrée en vigueur des plans stratégiques de la PAC le 1er janvier 2023.

- Le Dr David Scallan, secrétaire général de la FACE, qui a animé l'événement, confirme : « Le nouveau cadre de la PAC offre une flexibilité importante aux États membres pour obtenir des résultats pour le petit gibier, y compris les zones humides pour les oiseaux d'eau. Les principales parties prenantes doivent rester activement engagées avec leurs ministères de l'agriculture, pour garantir les meilleures conditions possibles pour la biodiversité des terres agricoles ».