Ces produits ont pour fonction de ralentir la propagation des flammes en cas d’incendie. On les identifie dans certains plastiques, textiles, pièces automobiles, équipement électronique et électrique. Malheureusement, ces composés chimiques finissent dans l’environnement, qu’ils contaminent. Résultat, on trouve aujourd’hui ces composés ignifuges dans presque toutes les espèces étudiées. Ils sont à l’origine de troubles du développement, de la reproduction et de perturbations hormonales. Ingérés ou inhalés, ils s’accumulent dans les tissus et gagnent ainsi toute la chaine alimentaire. Quelquefois même, cette pollution chimique va au-delà des retardateurs de flamme, et forme un cocktail complexe avec d’autres contaminants, dont le nombre grandit d’année en année, créant des effets additifs, voire synergiques. Pour le moment, de nombreuses données toxicologiques ont conduit au bannissement de certains retardateurs. Les nouveaux « RFB » apparus récemment sur le marché comme remplaçants des « PBDE » sont assez peu connus et leur transport dans l’environnement et le devenir de leurs molécules, doivent être évalués. A partir de modélisations, on peut déjà prévoir que la forte persistance et la grande mobilité des remplaçants de « PBDE » les rendent problématiques. Cela prendra des décennies pour inverser la tendance de contamination par ces « RFB », en raison de leur faible dégradation dans l’environnement qui est comparable… à celle des composés qu’ils remplacent.