Mercredi dernier, devant le Tribunal de Lorient, 20 activistes écolos ont indiqué publiquement qu’ils avaient participé au sabotage du train de céréales, vidant sur le ballast 1390 tonnes de blé. Les faits remontent au 19 mars 2022, quand des activistes ont stoppé le train sur la zone d’activités de Pont Saint-Caradec à Saint-Gérand, aux portes de Pontivy, et ouvert les trappes des wagons. Bien évidemment, une enquête a été diligentée et quatre personnes furent identifiées et mises en examen. Elles comparaissaient mercredi, et lors de l’audience, coup de tonnerre, 20 autres activistes se sont dénoncés publiquement par solidarité et en soutien aux quatre autres saboteurs. « Notre avocat remettra au juge d’instruction une liste de personnes ayant participé, le 19 mars 2022, au bon déroulement de l’action de dénonciation de l’agro-industrie. Nous allons organiser une défense collective... » a déclaré leur porte-parole. Ces activistes du collectif « Bretagne contre les fermes-usines » se sont trompés de cible le 19 mars. Ils croyaient que le train contenait du soja pour un géant de l’agroalimentaire, mais c’est 1390 tonnes de blé, destinées à une autre entreprise, qui ont été déversées. Si la majorité de la cargaison a pu être récupérée après deux jours de ramassage, 142 tonnes ont été perdues…