Le phénomène ne date pas de Tchernobyl, mais comme il y a eu plus de surveillance après l’accident, les scientifiques ont trouvé beaucoup plus de traces de radioactivité, et de césium 137 chez les sangliers. C’est en Bavière que les compteurs Geiger se sont le plus affolés. Dans une étude publiée par « Environmental Science & Technology », les chercheurs précisent que : « la contamination des sangliers en Europe centrale est connue pour ses niveaux élevés et persistants de césium-137. Cependant, en l'absence d'identification fiable des sources, l'origine de ce problème vieux de plusieurs décennies est incertaine… ». Après avoir intrigué les scientifiques pendant plusieurs décennies, les chercheurs penchent de plus en plus vers une contamination combinée entre les retombées de Tchernobyl et celles, plus anciennes des essais nucléaires des années 1950. Ils ont analysé la viande de 48 verrats dans 11 districts bavarois entre 2019 et 2021 et utilisé le rapport entre le césium 135 et le césium 137 dans les échantillons pour en déterminer la source. Les résultats ont montré que 88% des échantillons prélevés dépassaient la limite allemande pour le césium radioactif, et que 68% des contaminations provenaient d’essais d’armes nucléaires.