Défaire et réinventer, c’est bien, mais que de temps perdu et de dégâts générés. Enfin, après des décennies de destruction massive, il semblerait que ces lieux où pullule la vie, retrouvent un peu plus de considération. Ces zones humides, qui englobent des habitats extrêmement variés, sont particulièrement riches en ressources alimentaires pour les oiseaux d’eau, à qui elles offrent également lieux de repos et de quiétude. Champs humides, marais, rivages marins, étangs, hébergent toute une faune inféodée à ces lieux, dont le bon état des populations dépend directement de leur qualité. La perte de ces habitats sur les zones humides littorales et autres marais asséchés, ont ainsi provoqué la fin des hivernages de certaines espèces (oie des moissons, colvert…), quand, après la seconde guerre mondiale, l’explosion démographique demandait de plus en plus de terrains pour s’étendre. Bien plus tard, le Conseil Supérieur de la Chasse (prédécesseur de l'ONC), en sauva une partie avec le réseau des réserves nationales, dites « de chasse » à l’époque, rebaptisées aujourd’hui « naturelles », élaborées par sa Commission Consultative du Gibier d'Eau, qui réunissait efficacement, sous la houlette des Eaux et Forêts, chasseurs et naturalistes, en toute tolérance réciproque. Les temps ont bien changé, mais il reste cet impératif de conserver et d’entretenir ces zones. Malgré les procès d’intention qui leur sont faits par tous ces écolos « mainsdanslespoches », les chasseurs sont bien les seuls à pouvoir mener ces gigantesques chantiers.