Avec 150 millions de porcs, 100 millions de chèvres et de moutons, 87 millions de bovins, 10 millions d’animaux utilisés pour la recherche et 100 millions de chiens et de chats, l’Union européenne peine à dégager un consensus entre les états membres, d’autant plus qu’il faut y ajouter les animaux sauvages. Si les règles générales se veulent de plus en plus protectrices, suivant en cela les désidératas de l’opinion publique, le rapport qui est à l’étude contient une centaine de mesures, rien que pour le secteur agricole. Une quinzaine de règlements et directives sont à présent en vigueur pour approcher au mieux « l’état mental et physique lié à la satisfaction des besoins physiologiques et comportementaux des animaux ». Mais, le panel des espèces protégées par le droit européen est incomplet, avec quatre espèces qui sont sous le régime de normes particulières (veaux, porcs, poules pondeuses et poulets) tandis que d'autres n'ont aucune protection juridique (lapins, équidés, vaches laitières, dindes, canards, poissons). Quant aux animaux sauvages, ils ne figurent pas dans l’actualisation de la directive générale qui date de 1998. L'application des lois est donc difficile, ce qui est le cas par exemple de la « directive oiseaux » au sujet de laquelle la France est régulièrement rappelée à l’ordre par la Commission européenne.