Pour les parasites, les effets sont délétères, c’est évident. Le réchauffement climatique a boosté les scolytes, les chenilles processionnaires et quelques autres, mettant à mal des forêts en souffrance après des années de sécheresse. Planter devient donc nécessaire, et c’est ce qui est prévu dans le plan de relance du ministère de l'Agriculture, qui prévoit l’enracinement de 50 millions d'arbres, mieux adaptés au climat futur…

Le deuxième volet concerne la protection de ces plantations. La clôture étant mal vue par les promeneurs, et représentant un surcoût non négligeable, de même que les protections individuelles des plants, cela nous amène de suite au troisième volet, le grand gibier…

Sans chasse, disent les forestiers, les jeunes plants risquent d'être croqués par les cervidés… trop nombreux. Et l’Office insiste en précisant que : « en 2020, 39% des forêts domaniales présentaient un déséquilibre forêt-gibier, alors que, en 2015, il n’était que de 34% ». la première banderille étant posée, la deuxième admet que : « les grands prédateurs sont insuffisants pour réguler les populations de grands ongulés et protéger les plantations… » ajoutant quand même : « Le développement des prédateurs n’est pas une alternative à la chasse, mais un complément ». Et tombe la menace : « Seule la diminution des populations d’ongulés par la chasse permettra de résorber les situations de déséquilibre sylvo-cynégétique. Cette activité, parfois incomprise du grand public, est un acte de gestion forestière strictement réglementé de deux façons en forêt publique. D’une part, par le bail de chasse qui lie le chasseur et l’ONF par un contrat d’objectifs sylvicoles et d’orientations cynégétiques… Ce bail définit les droits et devoirs de chacun des contractants, notamment les modalités pour atteindre l’équilibre forêt-gibier. Cela passe forcément par le contrôle de la réalisation du minimum des plans de chasse. Le non-respect de ces consignes donnant lieu à une verbalisation. D’autre part par la licence de chasse, qui répond, elle aussi, à des critères très précis. D’une durée d’un jour à un an maximum, elle est beaucoup plus exigeante quant à l’atteinte des minimums de plans de chasse pour le licencié… ». Et l’Office se dédouane de la catastrophe forestière ajoutant : « Les dégâts de gibier ne concernent pas que les plantations, les arbres, les arbustes et la végétation. La biodiversité est également touchée par ce déséquilibre : baisse du nombre d'insectes, d'oiseaux et du cortège floristique associé à la végétation… ».